Vision

L’humanité a vécu depuis des siècles avec l’idée d’un développement sans limite dans un monde infini.

Dès le 19ème siècle, le développement fulgurant des techniques industrielles de base a fixé le paradigme du « tout est possible ».

Puis, l’industrialisation et la croissance exponentielle du 20ème siècle ont entraîné, comme par compensation, la réduction de notre espace vital : la planète.

Cette Terre, n’est-elle pas devenue soudainement bien petite à nos yeux, et si désirable, lorsque Neil Amstrong en 1969 posa son pied sur le sol lunaire totalement dénué de toute trace de vie (1)?

Conquérant permanent, l’Homme repousse sans cesse ses limites, mais sait-il gérer ses actions sur un système fini ?

Cependant, le développement fulgurant des sciences et des technologies,
n’est pas seul responsable de cette croissance sans conscience au-delà des limites du système ;

C’est avant tout dans les lacunes du système économique qu’il faut en rechercher l’origine.

1.

Ce système, en s’affranchissant des limites de notre monde et des impératifs vitaux
(qualitatifs et quantitatifs),
a imposé un modèle théorique unique de développement et de prospérité basé sur…
la seule croissance infinie.

 

2.

Les prix des biens et des services ne reflètent plus les vrais coûts écologiques et sociaux.
Cette disjonction entraîne de profonds déséquilibres dans les systèmes économiques (2).

Les effets multiples, parfois irréversibles, d’une telle stratégie quasiment aveugle,
apparaissent clairement aujourd’hui comme un handicap au développement futur de l’humanité.

« Economie » signifie étymologiquement la gestion de la maison (oikos)
L’Economie est donc naturellement fille de l‘écologie, cette maison étant la Terre.
Force est de constater que ce sens est perdu !

Dans ces conditions, le « développement soutenable » est condamné à rester un oxymore.

 

L’économie devrait être intimement reliée à l’écologie,
c’est l’esprit qui anime cette fondation.

 

 

[ 1 ] La première image de la terre a été réalisée le 23 août 1966 par un vaisseau de la Nasa. Cette photo a déclenché une prise de conscience de l’existence de notre planète comme un ensemble ainsi que ses limites.
Photo : Nasa

 À 3h56, dans la nuit du 20 au 21 juillet, Neil Armstrong met le pied (gauche) sur la Lune. Un milliard d’être humains suivent l’exploit en temps réel ou presque sur leurs écrans de télévision. À leur attention, Neil Armstrong lâche une phrase vouée à l’Histoire : « Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité ».

 

[ 2 ] L’effondrement du système économique soviétique s’explique, en partie, par le fait que les prix ne reflétaient pas les véritables coûts économiques.
Le système économique libéral actuel souffre d’un handicape analogue : les prix ne reflètent pas les coûts écologiques.

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