Valeur Sociale du Carbone (VSC)

VSCLa VSC est à la fois la somme actualisée des coûts marginaux d’abattement d’une unité de CO2 et la somme actualisée des dommages marginaux, calculées le long d’une trajectoire optimisée de l’économie. Ainsi, à l’optimum, le coût marginal d’abattement et le coût marginal des dommages s’égalisent : les efforts de réduction d’émissions sont consentis tant que leur coût demeure inférieur à leur bénéfice, à savoir les dommages évités. La VSC fixe le seuil d’efficacité des efforts de réduction d’émissions.

 

La VSC n’est pas le prix de marché, ou plutôt les prix des marchés  car il n’existe pas de marché mondial unifié du carbone.

D’autres approches de basent sur le prix de la contrainte climatique en imposant une limite sur les émissions de CO2 via des permis d’émissions. Ces prix ne sont pas fiables car les marchés ne couvrent pour l’instant qu’une fraction des émissions, (secteur énergétique et quelques activités industrielles soit moins de 50 % des émissions totales en Europe par exemple) et les prix actuels très bas sont le résultat d’une gestion contestable qui a  conduit à une allocation des quotas beaucoup trop généreuse.

 

Cout CLe coût de réduction des émissions mesure le « surcoût » induit par toute politique volontariste de remplacement du capital productif par un capital moins émissif, par rapport à un scénario de référence « au fil de l’eau ».

La valeur des dommages le long d’un scénario « Business As Usual » modélise le coût de l’inaction. Cette valeur augmente dans le temps avec la concentration de GES dans l’atmosphère (Fonctions de Dommages quadratiques ou à effet de seuil). Le rapport Stern (2006) évalue ainsi les dommages de 5 à 20 % du PIB.

La valeur tutélaire du carbone est une valeur politiquement négociée et fixée qui est censée donner un poids monétaire à l’externalité carbone dans l’analyse économique des projets publics. Elle permet de mesurer le TRI des projets en internalisant le coût social du changement climatique.