Théorème de Coase

Il porte sur les conséquences de l’absence de droits de propriété des biens communs comme celui de l’environnement.

Ce « théorème » stipule que si les droits de propriété étaient bien définis, dans un monde où les coûts de transactions sont nuls, on pourrait obtenir une allocation optimale des ressources sans intervention des autorités publiques. Ainsi les problèmes d’externalités pourraient être résolues par le seul recours à la négociation des compensations nécessaires entre pollueurs et pollués.

En résumé, si les droits de propriétés étaient biens définis, les agents économiques corrigeraient spontanément les externalités transactionnelles.
Ainsi, l’optimum pourrait être atteint sans intervention des institutions en dehors de celles qui viseraient précisément  à institutionnaliser ces droits.

Une des condition de fonctionnement de ce théorème réside dans l’absence de coûts de transaction.
Or, Coase lui-même récuse lui-même l’hypothèse des coûts de transactions nuls,
rendant ce théorème très théorique voire propre à une idéologie très libérale partisane de la non-intervention de l’Etat.

C’est en fait Stigler (1966) qui serait à l’origine de ce théorème.

 

Voir : The problem of social cost