Taxe pigouvienne (ou pigovinne)

Introduite par Arthur Cecil Pigou en 1920 (The Economics of Welfare) sur la base du constat des externalités, elle vise à les réintégrer au marché. Selon Pigou, le montant de la taxe doit permettre d’égaliser le bénéfice sociétal avec le coût associé aux actions de réductions des nuisances. Ainsi, les agents économiques sont incités à investir dans la réduction des dommages tant que le coût de cette action est inférieur à la taxe. Au-delà, … ils préfèreront payer la taxe. Le point optimal est donc atteint quand le cout marginal égale le bénéfice environnemental attendu.

Quand les interactions sont trop complexes, cette approche ne donne pas satisfaction. Le changement climatique en est une parfaite illustration. Dans ce cas on pourra lui préférer une méthode où le niveau de la taxe est fixé à partir d’objectifs de réduction d’émission. Si cet objectif est par exemple une réduction de moitié des émissions des gaz à effet de serre en 2050, alors il se traduit par une valeur tutélaire du carbone (exemple : 32€ en 2010 selon le rapport Quinet de mars 2009)

Sur les limites de cette taxe : Sugar Taxes Aren’t Sweet: The Case Against Taxes on Sugar-Based Drinks