Règle d’Hartwick

Elle propose d’investir dans le capital technique et humain le montant des profits tirés de l’exploitation pure et simple des ressources naturelles.

En 1977, Hartwick énonce une règle de compensation intergénérationnelle selon laquelle les rentes prélevées au fur et à mesure de l’épuisement des ressources naturelles doivent être réinvesties pour produire du capital qui puisse remplacer les ressources naturelles épuisées. Ce modèle a engendré la règle Solow-Hartwick d’épagne-investissement qui permettrait de maintenir une consommation constante au cours du temps.

Cette règle qui autorise une recomposition entre les parties constitutives du capital global fait l’hypothèse implicite d’une substituabilité quasi-illimitée entre le capital naturel et le capital reproductible !

Si la société adoptait cette règle et exigeait que le stock de ressource soit extrait selon la règle d’épuisement optimal de la Rente d’Hotelling, le maintien d’une consommation constante et l’accumulation du capital produit par l’homme compenserait tout juste l’épuisement de la ressource…

Solow (1986) a abordé l’extension de cette règle avec l’effet d’une croissance de la population.

Si l’on étend la règle de Solow-Hartwick à l’ensemble du capital, on obtient la condition de la règle dite de HHS (Hicks, Hartwick, Solow).

Cette règle relève de la « soutenabilité faible » dans la mesure où elle suppose une substituabilité parfaite entre les différents types de capitaux. Ainsi les coûts des dommages irréversibles infligés aux écosystèmes tels que la dégradation de la qualité environnementale, la perte de biodiversité ou le changement climatique global, sont totalement sous-estimés.