Hypothèse de Porter

Cette hypothèse stipule que des exigences réglementaires fortes sur le plan de l’environnement obligent les entreprises à modifier les processus de production et engendrent in fine des gains de productivité et donc une augmentation des profits. (À contre-courant de l’idée généralement répandue que ces surcoûts réduiraient les marges).

Ces potentialités de profits seraient ignorées par les agents économiques (en contradiction avec le principe de maximisation des profits).

L’asymétrie d’information entre autorités et agents économiques peut gêner l’application de ce principe.
On peut parler de défaillance organisationnelle (dans le sens voisin d’une défaillance de marché)

Si cette hypothèse peut fonctionner par effet d’aubaine : une économie de consommation d’énergie peut découler de l’application d’une réglementation limitant les émissions de CO2 par exemple (voire le cas du « Potentiel sans regret » de la VSC). Mais dans ce cas, une baisse du coût des énergies peut compromettre durablement cet effet.

Voir aussi :

Stratégies de dépollution et compétitivité : Pour une approche contingente de « l’hypothèse de Porter »