Bien-être

(ou Qualité de vie) « concept lié à la réalisation des potentialités individuelles de l’être humain et sa capacité à réaliser ses satisfactions personnelles » ;  la qualité de vie, « apparaît comme une approche statistique du bien-être » (selon Tobelem-Zanin, 1995).

Pour L ’OMS la qualité de vie est « la perception qu’a un individu de sa place dans l’existence dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lesquels il vit en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes. C’est un concept très large influencé de manière complexe par la santé physique du sujet, son état psychologique, son niveau d’indépendance, ses relations sociales, ainsi que sa relation aux éléments essentiels à son environnement ».

Ainsi, la qualité de vie renvoie globalement aux relations entre l’homme et son environnement, parmi différents niveaux (milieu naturel, milieu matériel et milieu économique et social).

Les indicateurs de qualité de vie :

Outre le bien-être ressenti, les indicateurs de qualité de vie retenus par le rapport Stiglitz sont les suivants :

Conditions de vie matérielles
ex : conditions dégradées de logement : logement trop petit, trop humide, absence d’espace extérieur

Contrainte financière 
ex : manque de moyens financiers pour maintenir une bonne température dans le logement, pour remplacer le mobilier usagé, pour acheter de la viande ou des vêtements neufs, pour recevoir des amis ou de la famille, pour posséder ou louer une voiture, payer les factures (électricité, gaz, loyer, emprunts), se faire soigner, se maintenir dans le logement.

Santé
ex : mauvaise santé physique : perception de son état de santé, existence d’une maladie chronique ou d’une gêne pour accomplir les activités quotidiennes.

Mal-être émotionnel (stress dans la vie courante)
ex : existence de troubles de l’humeur, d’un manque d’énergie, d’une absence de calme et de tranquillité, de fatigue au moment du réveil.

Risques psychosociaux au travail (mal-être au travail)
ex : degré de stress au travail, satisfaction vis-à-vis du salaire, de l’autonomie et de l’ambiance au travail ; jugement vis-à-vis de la qualité du travail, des délais d’exécution imposés, des risques encourus ; conséquences de la fatigue au travail sur l’exécution des travaux ménagers, des responsabilités familiales, de la concentration au travail.

Manque de confiance dans la société (gouvernance et droits des individus)
ex : méfiance envers autrui, appréciation des tensions entre les pauvres et les riches, les chefs d’entreprise et les salariés, entre les hommes et les femmes, entre les générations, entre groupes ethniques ou religieux ; niveau de confiance accordée à la justice, à la presse, à la police, aux experts scientifiques, aux responsables publics.

Faiblesse des liens sociaux
ex : fréquence des contacts avec la famille, avec des proches ou d’autres personnes de l’entourage.

Environnement dégradé
ex : jugement sur la qualité de l’eau, la pollution de l’air, la pollution sonore, la qualité des espaces verts, la propreté du quartier.

Insécurités économique et physique
ex : insécurité du quartier (criminalité, violences, vandalisme), situation vis-à-vis de l’emploi, crainte de perdre son emploi.