Ecologie Industrielle

La course à la productivité a conduit les entreprises à optimiser leur processus de transformation en limitant autant que possible les consommations de matières et d’énergies et la production de déchets.
Les contraintes réglementaires ont conduit aussi à la réduction des émissions de toutes natures, notamment par des traitements « End of Pipe » sophistiqués mais dont l’efficacité réelle est limitée et parfois contestable.

Si de ce côté-là, des progrès ont été réalisés,
on atteint en revanche les limites du système,

Or il reste encore beaucoup à faire !
Enormément à faire !!!
Comment ?

En passant d’une approche linéaire cloisonnée
à une approche systémique élargie !

C’est tout le fondement de l’écologie industrielle.
Quand une entreprise peut s’alimenter des sous produits d’une autre …
Quand Agriculture Industrie et Citée coopèrent pour une meilleure valorisation de l’énergie, de l’eau, des matières et des « déchets » (terme en voie de disparition ?)…
Evidemment, cela ne va pas sans changement des mentalités, sans adaptation des procédées (pour les rendre moins sensibles aux variations des input),
sans mise en réseau des ressources ou réimplantations,
sans « hybrider » les activités.
Après tout, l’écologie industrielle est un peu une démarche de
bio-mimétisme d’un écosystème « Mature ».
Elle met en scène de nouveaux rôles, de nouveaux métiers, tisse de nouveaux liens d’interdépendance sur le territoire et hors du territoire : Parcs et Réseaux Eco-industriels …

 (Source : Braden R. Allenby)

Les méthodes pour définir les démarches optimum et les mettre en action sont complexes et ne peuvent être résumées et 3 lignes.
Certes, il faut optimiser les circuits d’usage, de ré-usage et de recyclage,
étanchéifier les circuits en boucle, alléger et dématérialiser les activités,
renoncer autant que possible aux sources de matières et d’énergies non renouvelables, …
La démarche d’Ecologie Industrielle est encore plus large que cela, elle touche aux interdépendances entre les activités économiques dans leur ensemble et la biosphère, mais aussi et c’est fondamental, l’environnement social.

 KalundborgIndustrial Symbiosis Institute, Kalundborg, Denmark

 

Comme le rappelle souvent Emmanuel Delannoy, il est vain de parler d’écologie industrielle et territoriale si l’agriculture et la maintenance des services écosystémiques en sont exclues.Les investissements en génie écologique, restauration des milieux, « infrastructures écologiques » et autres procédés de bio-conversion, bio-épuration ou dépollution, ont un excellent retour sur investissement pour peu qu’on prenne en compter les multiples gains en externalités positives.

A lire absolument : Vers une écologie industrielle
Suren Erkman

Voir : 
Icast Genève
http://www.icast.org/
Outils Méthodologique COMETHE
L’écologie industrielle et territoriale, un levier pour mobiliser les acteurs de terrain en faveur de la transition écologique CGDD ; Le point sur – Numéro 185 – Juin 2014

 Kalundborg

Exemples :

Industrial Symbiosis Institute
Kalundborg, Denmark
http://www.symbiosis.dk/industrial-symbiosis.aspx

Ecopal, bassin Dunkerquois :
http://www.ecopal.org/

National Industrial Symbiosis Programme (NISP) – UK
http://www.nisp.org.uk/

Burnside Ecoindustrial Park (Canada)
http://www.burnsidepark.com/

Parcs écoindustriels aux Etats Unis :
http://www2.ucsc.edu/gei/eco-industrial_parks.html