Relance ou Nouvelle Croissance ?

Relance ou Nouvelle Croissance ?

Le récent sommet de la zone Euro vient de produire, un fois de plus, un accord suspendu à une condition majeure : celle de la fameuse « relance de la croissance ».

Si personne ou presque ne conteste l’intérêt d’une « croissance », en revanche les termes précis « relance de la croissance » révèlent une profonde méconnaissance de la situation. C’est précisément le mot relance qui fait peur.
Car ceux qui le prononcent, pensent clairement qu’il suffit simplement de relancer la  « machine » actuelle d’un simple tour de manivelle.
Ils oublient simplement un détail : cette « machine » là n’est plus adaptée à la conjoncture économique. La relancer en l’état, c’est risquer de s’enfoncer encore plus dans la crise.

Or, les faits sont là pour le prouver :


Dès la reprise de 2010, et jusqu’au premier semestre 2011, en pleine relance, l’industrie manufacturière a été paralysée par une pénurie de matières premières en tous genres, jamais connue. Il fallait se battre pour être approvisionné, les prix s’envolaient littéralement, et pour « tenir » l’inflation, les autorités chinoises ont même pris l’initiative de débrancher certaines zones de production manufacturière pour les plonger dans le noir …
Or, les cadences moyennes de productions étaient proches de celles de 2007 …

« Heureusement » il a eu la deuxième crise oserait-on dire, pour effacer la mémoire.
Cet incident majeur a été oublié. A peine six mois après, on nous reparle de relancer la croissance, sans se poser plus de question sur l’adéquation de nos outils de production.

Or cet outil est encore moins adapté qu’il y a 6 mois : nouvelles fermeture de sites industriels de production, abandon des nouveaux modes de production car pas assez rentables sur le court terme et particulièrement en période de crise, recul du développement des énergies alternatives et des nouveaux matériaux, maintien des dépenses publiques encourageant les mauvaises pratiques (voir le dernier rapport du CAS : Les Aides Publiques Dommageables à la Biodiversité), bref, si « l’environnement ça commence à bien faire », la relance dans ces conditions, « ça ne va pas le faire ».

Il est urgent que nos responsables politiques comprennent que ce n’est pas une simple relance qui fera redémarrer notre activité économique, elle n’aura que pour effet d’aggraver la situation. Oublions ce mot tragique !

Il devient urgent de parler de nouvelle croissance, basée sur des énergies renouvelables, des matériaux recyclés, du travail équitable, et une consommation viable le tout pour une société vivable.

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