Wellington 2019 : Echec de la Carbon Wealth Conference

Wellington 2019 : Echec de la Carbon Wealth Conference

Fallait-il vraiment y croire ?

N’était-ce pas provoquer le sort que d’organiser cet événement juste 10 ans après l’échec retentissent de la conférence sur le climat de 2009 et exactement aux antipodes géographiques de Copenhague !

Même préparation hasardeuse, même débats houleux dominés par les instincts productivistes des nouvelles superpuissances, à ceci près que le CO2 maudit en 2009 est devenu malgré lui une richesse “libre” convoitée par un seul !

  
Un insupportable sentiment d’amertume règne aujourd’hui parmi les ex-grandes puissances …
 
 
NanorobotsAlors que déjà en 2008, on évoquait, la piste d’inverser le cycle anthropogéochimique du carbone grâce à la mise en oeuvre de nanorobots carbophages capables de construire des structures,
(pour preuve, voir cette pièce jointe téléchargeable : carbon_wealth_unil_2008),
aucun pays occidental n’avait pris l’initiative d’explorer sérieusement cette voie
(souvenez vous aussi de la technologie des moteurs hybrides qui dormait en France dans les années 70 …).
 
 
 
 
 
 
  
Mais … ce ne fut pas le cas de la Chine !
Quelle surprise, pour les pays occidentaux, de découvrir que la Chine construit à nouveau en 2019 des infrastructures gigantesques sans être contrainte comme avant par sa capacité limitée d’extraction et de raffinage de l’acier, avec une croissance annuelle insolente de 13% par an !

C’est sans compter sur les projets déjà bien avancés de création d’usines sous-marines d’extraction de minerais et d’énergie.

 

 

 Et que penser de la nouvelle station spatiale qui commence à se bâtir en altitude sans devoir expédier depuis le sol les éléments lourds nécessaires à sa construction …

  
Car la Chine, sans tambour ni trompette, a réussit seule, en moins de 10 ans à maîtriser la fabrication industrielle de structures en carbone grâce à la mise en œuvre de ces fameux nanorobots carbophages fonctionnant à l’énergie solaire.
En moins de 5 ans, elle aurait déjà puiser plus de 20 milliards de tonnes de CO2, à coût zéro, dans l’atmosphère, inaugurant peut-être une nouvelle ère du carbonifère anthropique.
Dans quelques décennies, à ce train là, nous serons au niveau des concentrations de CO2 dans l’atmosphère qui régnait en 1800 avant la révolution carbo-industrielle !
La Chine possède seule tous les brevets de cette technologie et de fait, l’exclusivité d’accès à sa matière première « libre ».

 

 

En attendant, les grandes entreprises des ex-superpuissances revendiquent haut et fort la propriété de la ressource C02 arguant qu’ayant payé de lourdes taxes d’émissions ces 10 dernières années, elles en sont propriétaires …

 

Pire encore, les populations de certains Etats, imposées sur les émissions de carbone, sont révoltées et réclament le remboursement des sommes versées aux responsables politiques.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Enfin, pour couronner le tout, les faillites retentissantes des organismes financiers de gestion (spéculative …) des bons d’émissions de carbone, ont déclenché la nouvelle crise économique que nous connaissons aujourd’hui.
En moins de 2 ans, leur capital s’est totalement anéantit !
De nombreux programmes de reforestation dans les pays émergents sont ainsi annulés alors que l’enjeu de cette reforestation dépassait de loin le seul sujet de la séquestration du carbone : préservation des sols, de la biodiversité, développement d’un tourisme éthique, etc .
Même sort pour les nouvelles usines à charbon vert qui permettaient pourtant d’alimenter les populations locales en combustible sans impact sur les forêts.
 

Même l’avenir de la planète semble encore plus sombre qu’en 2009 :

Bien qu’étant capable de restituer le carbone par inversion du cycle anthropogéochimique du carbone, la Chine n’envisage aujourd’hui aucune action de déconstruction et donc de restitution partielle du CO2.
Ainsi, il ne faut pas compter dessus pour limiter son prélèvement carbonique.

La raréfaction accélérée du CO2 dans l’atmosphère conduit à de nouvelles hypothèses, différentes
(Exemple : Effet Redox) mais toutes aussi alarmistes qu’au début des années 2000… et avec le même ordre d’imprécision.

 

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Réveillons-nous, nous sommes en 2011 et non pas en 2019 !
 
L’objet de cette fiction n’est pas de suggérer qu’il ne faut rien faire car notre destin nous dépasse, bien au contraire !
L’idée est de mettre en lumière que les actions définies et mises en œuvre sur la seule base des effets connus à un horizon limité peuvent être inadaptées à moyen terme voire catastrophiques.

Cette fiction pose de sérieuses questions :

– A qui appartient le « capital » des externalités négatives comme celle du CO2 (mais aussi certains déchets)?

– Ne devrions nous pas rappeler systématiquement qu’une externalité est « négative » ou « positive » selon le contexte technologique, le sens des flux mesurables par la méthode du MFA, les effets induits sur l’environnement et bien entendu les services rendus aux tiers ?

– Comment fixer le cours de ce « capital » ?

– Comment assurer la libre circulation de ce « capital » sans nuire aux équilibres fondamentaux de la planète ?

– Comment permettre un libre accès aux nouvelles technologies de l’environnement dont l’enjeu est capital pour la survie de l’humanité ?
Les modèles Open Source ou de type GPL sont-ils transposables à ces fins ?

Quelles organisations pour assurer la gestion et le respect de ces nouvelles règles ?

– et bien d’autres questions encore notamment sur le plan philosophique …

 

Et Suren Erkman de conclure :

« …avant même qu’une telle technologie ne se réalise (et compte tenu du fait qu’il est vraisemblable qu’elle advienne sous une forme ou une autre), il apparaît urgent de commencer à réfléchir, et même à agir de manière préventive, dès aujourd’hui, sur les implications et les enjeux techniques et non-techniques d’une telle évolution technologique. »

 

Un commentaire

  1. Alerte ! Nous n’en sommes plus très loin !!!

    Capture du CO2 : des arbres artificiels en développement
    (Actu Environnement le 22 dec 2011)

    « Une équipe de chercheurs de l’université d’Edimbourg a mis au point des tubes microscopiques ayant la capacité d’absorber le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère. Une unité d’un mètre carré pourrait ainsi capter la même quantité de CO2 que dix arbres de taille moyenne.

    « Le matériau a été spécialement conçu à l’échelle nanométrique pour être très poreux, afin d’adsorber autant de dioxyde de carbone que possible (…) Un point critique est de régler la chimie des tubes pour qu’ils n’adsorbent que le gaz carbonique de l’air, sans extraire également la vapeur d’eau, par exemple », explique le professeur Murray Campbell, directeur du projet à l’université d’Edimbourg…. »

    http://www.actu-environnement.com/ae/news/capture-co2-nanotube-stockage-arbres-artificiels-14503.php4

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