Le transat durable est une espèce à feuilles caduques !

Le transat durable est une espèce à feuilles caduques !

Pour notre plus grand plaisir, les arbres perdent leurs feuilles à l’automne pour rénover leur parure au printemps. Ce cycle nous émerveille par sa diversité de couleurs et d’aspect, il s’inscrit dans le temps court. La structure de l’arbre elle obéit à un rythme d’évolution bien différent. Il s’inscrit dans le temps long.

 

 

 

Pour notre plus grand plaisir un fabricant de mobilier de jardin et son distributeur ont imaginé une approche similaire.
Bienvenue dans le monde des objets durables aux parures caduques !

La recette paraît somme toutes assez simple :

Prenez une structure de mobilier bien conçue, avec du meilleur acier à « Haute Limite Elastique », le même que celui utilisé pour fabriquer des flèches de grues.

Habillez-la d’une garniture textile recyclable et recyclée, très colorée ou pas, confortable, résistante aux conditions extérieures, facilement démontable.

 

Concevez une offre de service qui permet à l’utilisateur de
remplacer facilement la garniture du siège en conservant la structure.
Ensuite laissez vous guider par le plaisir de profiter, d’apprécier, voire de vous lasser pour ensuite renouveler, révolutionner votre style quand cela vous tente, mais sans culpabiliser.

Pourquoi sans culpabiliser ?
Parce que d’habitude on le fait « en arrachant l’arbre » alors qu’il suffit simplement de changer de feuillage !

 

 

 

 

 

Quels objets autour de nous peuvent-ils prétendre échapper à la tyrannie de la lassitude ?
Or, cette disgrâce porte très souvent sur une portion mineure de l’objet : l’aspect extérieur légèrement défraîchit, un accessoire qui ne fonctionne plus, un « look » un peu hors mode, une version du « software » dépassée, …Le consommacteur responsable doit il être celui qui se force à garder à tout prix un objet au look dépassé pour afficher son engagement punitif de « sauver la planète » ?Je crains qu’il ne fasse pas beaucoup d’émules avec une telle doctrine !
En tout cas la démarche n’aura pas beaucoup de succès dans les pays en voie de développement.
Ce bel arbre cache t-il la forêt ?
… retour au jetable, consumérisme exacerbé, …Pour s’en rendre compte rien de tel qu’une bonne épreuve par l’ACV.L’exercice consiste à cumuler les impacts environnementaux de toutes les étapes de fabrication de l’objet pour analyser les composants ou les phases les plus impactants.
 
Ceci permet d’identifier les composants les plus « lourds » qui doivent donc être conservé le plus longtemps par rapport à ceux qui sont les plus légers, qui peuvent se permettre d’être renouvelés à condition qu’ils soient recyclés.

Ensuite, on fait le même exercice avec différents scénarios de vie de l’objet pour comparer le poids relatif de différents comportements.

 (Durée totale de vie : 6 ans ; Sources : ACV EVEA 2009)

Bien entendu, tous les impacts sont comptés y compris ceux liés au trajet automobile pour se rendre chez le distributeur. Il va de soit que l’impact économique va dans le même sens que l’impact environnemental : le renouvellement de la garniture est beaucoup plus économique.

Cette stratégie gagnant – gagnant est basée sur le principe de remanufacturage.

C’est une notion puissante qui permet au-delà de son intérêt environnemental et économique de re-localiser des emplois, particulièrement si elle est mise en œuvre par des prestataires, de façon similaire aux processus d’offres de fonctionnalité. Cette stratégie est inscrite en toutes lettres dans la Loi d’Economie Circulaire en Chine.

Ils en parlent :

Recyclic
Universalpressagency.com
Winplanet
Lecolomag
Humanvillage
Mescoursespourlaplanete
Sciences-et-vie.info
Tinkuy

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